12/06/2014

Organiser un guide d'animation de groupe créatif

Commencer progressivement puis alterner les consignes.

Comme pour un questionnaire, la logique de l'entonnoir s'impose. Il s'agit de gagner la confiance en partant du plus général au plus intime. Un groupe créatif est vivant, génère une histoire. Il est important de maintenir sa dynamique en alternant les types de consignes, sans répétition, pour le faire évoluer.

 

Le contexte de marché 


Débutez par une consigne facile. Par exemple, commencez par des associations de mots et d'idées sans parler de produits. Partez des habitudes de vie, du marché, de l'utilisation générale de la technologie . Vous "plantez le décor", et comprenez dans quel contexte imaginaire se situent les marques, à quels besoins pratiques et fantasmatiques elles répondent.
 
Puis proposez de réaliser un dessin collectif au paper board. Cela permettra d'entrer progressivement dans l'univers des produits, dans leurs perception.

 

La personnalité des marques en présence

Changez radicalement pour des jeux projectifs. Le plus connu étant les portraits chinois (« Et si c'était un personnage célèbre, une voiture.... ». Mais n'hésitez pas à en inventer de nouveaux ou à puiser dans vos souvenirs d'enfance.

Ces consignes permettent de comprendre comment les participants s'identifient à un produit, quelles qualités ils leur attribuent (ou pas). Il s'agit de saisir la personnalité des marques pour pouvoir faire évoluer le caractère de la sienne.

 

Tester des éléments, des concepts
 
A ce stade du groupe créatif, il devient possible de tester des éléments matériels de manière ludique : images, rushes, produits, vidéos, idées, mots, phrases, textes...


Ces matériels peuvent être présentés progressivement pour être appréhendés dans le détail (le diable se niche dans les détails...). Puis globalement  pour avoir des réactions sur la cohérence d'ensemble. 

Un travail sur la mémoire est fait en masquant les éléments à chaque séquence. Puis une présentation longue permet de comprendre de manière approfondie.

 

Rebondir, apporter de nouvelles créations

Ensuite passez à de nouvelles consignes : en scindant le groupe en mini groupes, en proposant la réalisation de travaux individuels... 

C'est le moment des confrontations d'idées, où chacun peut faire des propositions, évoquer des nouveautés. Par exemple, l'un se fait l'avocat d'une idée, ou bien est journaliste, fait un article, propose un résumé...

 

Conclure sur la présentation des travaux

Écrit par Nathanael Gruszka | Lien permanent | Commentaires (0) | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | |

04/06/2014

Qu'est-ce qu'un entretien qualitatif ?

On dit que la différence entre le qualitatif et le quantitatif, c'est que le qualitatif permet une recherche en profondeur tandis que le quantitatif permet une mesure chiffrée de l'opinion.

Mais que signifie cette notion de profondeur ? Il s'agit d'une analogie «spatiale ». On peut penser à la profondeur d'un puits que l'on creuse, d'une grotte que l'on explore, à la profondeur de la mer, à la profondeur de la pensée, à celle de la psyché... des découvertes, des choses mystérieuses, inconnues. On pense à l'archéologie ou à la cosmologie.

En pratique, « l'espace » des entretiens qualitatifs a deux dimensions.

D'une part, c'est l'ouverture à la nouveauté. Cet aspect du qualitatif est le mieux connu. Dans le guide d'entretiens, les thèmes à aborder sont préparés à l'avance, mais ils ne sont pas limitatifs. Par opposition, dans un questionnaire quantitatif fermé, l'enquêteur ne dévie pas puisqu'il s'agit de quantifier des données préexistantes. Au cours d'un entretien qualitatif, parce qu'on interroge des personnes différentes, et parce qu'on leur laisse la possibilité de s'exprimer, on découvre des informations et des idées nouvelles auxquelles on n'avait pas pensé.

La deuxième dimension est la compréhension psychologique. L'ouverture de l'entretien permet de relancer et de creuser grâce à ce qui est appelé « l'empathie ». L'interviewer se met à la place de l'interviewer, épouse son point de vue, mais tout en gardant le sien en perspective (les objectifs marketing). La pensée inconsciente fonctionne par associations, elle suit son propre cheminement, fait d'irrationnel, de rêves. Si l'on veut comprendre les motivations d'une personne, il faut pouvoir la suivre dans son parcours. Il faut la relancer dans sa propre pensée. C'est pour cela que dans un entretien qualitatif on écoute beaucoup.

Écrit par Nathanael Gruszka | Lien permanent | Commentaires (0) | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | |